Nous avions envie de goûter a l'Amazonie,
Nous decidons de reserver quatre jours dans une estancia pres du fleuve Madre de dios, c'est a seulement une demi'heure de Cuzco en avion, c'est juste là dans la vallée ...
Voyager en avion en apprend beaucoup sur la gographie...: sur le versant Est des Andes, la vue est bouchée par une épaisse couche de nuages qui ne se dissipe qu'a l'arrivée pour
nous laisser voir le Madre de Dios, ..explication:
Le vent -à cette latitude de l'hemisphère sud- souffle d'est en ouest, il dépose les nuages sur les andes et continue sa route -completement desseche- vers la cote, ce qui explique le
climat désertique de toute la cote pacifique du Perou jusqu'aux déserts du nord du Chili . C'est à cause de l'effet Coriolis, nous indique un carton explicatif dans le
parc national du lac Sandoval....
C'est exactement l'inverse de ce qui se passe au sud du Chili: là, le vent souffle depuis le pacifique et déverse toute son humidité sur la cote chilienne et les
Andes. De l'autre cote des Andes à l'est, en Argentine c'est la Patagonie, desert sec et froid.
Voila le Madre de Dios, il arrose Puerto Maldonado, la seule ville de la foret du sud du Perou. C'est là que nous avons atterri. On y exploitait le caoutchouc mais c'est fini, aujourd'hui
elle vit surtout de l'exploitation du bois et de la noix du Bresil, et elle attire les chercheurs d'or...
L'estancia ou nous logeons se trouve dans la forêt, sur un petite colline, la jungle a l'infini....quel contraste avec les montagnes, ici c'est la chaleur et l'humidite...et les moustiques,
décidement le Pérou c'est toujours trop quelque chose...
Dès la première ballade, Ghislain saute sur la première liane pour jouer a Tarzan , admirez ce swing....
Le lendemain matin, lever a 4 heures pour aller observer des perruches qui vont picorer un mur de glaise, pour se purger.. observation aux jumelles, mais on est trop loin pour être
impressionnés...
mais l'atmosphère matinale est douce, la brume... la brise, la tiédeur, l'humidité, un petit moment de perfection...
Ces ficus sont vraiment impressionnants, ils se font d'énormes bases très larges, pour aller chercher le plus de nutriments possibles à la surface parce qu'en profondeur, la terre est
pauvre....nous dit le guide, l'inconvénient c'est qu'ils ne sont pas très solidement plantés et que des grands vents ou des innondations les font tomber assez facilement.
mais beaucoup resistent plusieurs centaines d'années, comme celui-ci....
il y a très peu d'arbres dans les montagnes du Pérou, à part quelques eucalyptus importés de Nouvelle-Zelande d'ailleurs bien acclimatés, alors quel plaisir de voir cette végétation
luxuriante du bassin amazonien....
ballade ici sur le lac Sandoval pour voir toutes sortes d'oiseaux, des loutres et des bébés caimans...
...adultes, ils mesurent jusqu'à 6 mètres...
Pour le pique-nique, la cuisiniere de l'estancia -qui s'appelle Alicia- nous a préparé ce plat typique, riz poulet, coriandre, dans une papillote de feuille de bananier ...delicieux et
remplace avantageusement les sandwichs, en plus, c'est chaud, le guide a trainé le lunch dans un sac thermos..
rencontre etrange, avec un arbre assailli par les liannes, ces plantes parasites qui naissent au sommet des arbres dans la canope puis descendent le long des troncs, prennent racine
dans la terre pour mieux remonter...
l'homme descend du singe, cette photo en est la preuve...
et la femme... de la guenon....
...c'est le francais qui logeait a l'estancia avec nous.
et ca c est un caiman, le grand frere -peut-etre- des petits de tout a l'heure, il prend son bain tranquille, l'oeil aux aguêts.
fin de la ballade nous retournons dans la tranquillité de notre estancia, loin des bêtes féroces. ...
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